News de février 2024

Et le printemps revient ... bientôt ! Vivement un peu de lumière ...

Spécial « hellébores » à la Pépinière Sandrine & Thierry DELABROYE et aux jardins d’essais de Didier Willery

Helleborus orientalis

Et pourquoi pas un petit saut outre-Quiévrain, dans les Hauts de France, juste au-delà de la frontière ?

Ces vendredi 16, samedi 17 février de 9h30 à 17h30, dimanche 18 et lundi 19, de 14h30 à 17h30, samedi 24 de 14 à 18h et dimanche 25 février de 10 à 13h :

  • Portes ouvertes de la Pépinière Delabroye à la découverte des hellébores qu’ils ont hybridés manuellement  
  • et ouverture exceptionnelle pour les clients de la pépinière des jardins d’essai de Didier Willery, journaliste et auteur, les vendredi 16, samedi 17 et vendredi 23 et samedi 24 février

Pour plus d’infos :

Au fil des saisons

Au rayon des plantes vivaces, février est par excellence le mois des perce-neige et des hellébores ; quant aux arbustes, c’est le temps des hamamélis. Les pépinières qui les proposent à la vente ouvrent spécialement leurs portes en leur honneur ainsi que certains jardins qui chérissent ces magnifiques trésors de floraison hivernale.

  • Près de Bruges, n’hésitez pas à pousser une pointe chez Cathy Portier pour découvrir quelques centaines de variétés de perce-neige ou chez Het Wilgenbroek à Oostkamp
  • Pour les Hamamelis, allez près d’Anvers à l’arboretum Kalmthout (aussi pour les perce-neige) ou dans le Brabant wallon, à la pépinière Le Try

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site ami de l’Agenda ‘Au Fil des Saisons’ : www.fwhnet.be

Histoire d’Hamamelis, changement de couleurs, la suite…

Hamamelis x intermedia ‘Pallida’

Ce 12 septembre, je reçois un message inquiet de Patrick, un ami des jardins : « mon Hamamelis est bizarrement en fleurs… » Avec les températures au-dessus des normales saisonnières, la nature ne sait plus comment elle s’appelle. Certaines fleurs, sans doute plus modestes que d’habitude, apparaissent sans crier gare, comme si c’était le printemps. Le 4 janvier, nouveau message de Patrick, plutôt soulagé : « mon Hamamelis refleurit comme si de rien n’était… »

Pourquoi ce dérèglement ? Il est vrai que dès le début de l’automne, il commence à faire froid, les jours raccourcissent, les arbres se mettent au repos, entrent dans une période de dormance jusqu’au printemps suivant. Mais lorsque l’automne est chaud et sec, l’arbre stressé est en souffrance. Il fleurit en partie pour produire des fruits … qui n’arriveront pas à maturité… c’est un réflexe de survie pour assurer sa reproduction. La floraison de fin d’hiver ne sera pas pour autant anéantie, mais elle sera simplement moins abondante, l’arbre n’ayant pas le temps de refaire de nouveaux bourgeons.

Cela dit, l’arbuste de Patrick, identifié comme Hamamelis x intermedia ‘Twilight’ porte généralement des fleurs rose rouge aux extrémités orange. Le hic, c’est qu’en septembre dernier, ce cultivar a fleuri jaune. La raison ? J’ai posé la question à différents spécialistes. Abraham Rammeloo, conservateur-directeur de l’arboretum Kalmthout qui possède une merveilleuse collection d’Hamamelis initiée par Jelena De Belder ; Koen Camelbeke, directeur du magnifique arboretum Wespelaar et Simon de Witte de la Pépinière Le Try ayant une des plus belles collections du genre.

Tous les trois m’ont répondu sans équivoque : la floraison automnale jaune des cultivars d’Hamamelis de couleur différente est un phénomène bien connu. Un jaune assez identique quelle que soit la variété. De là à donner une explication scientifique … Toujours est-il que pour eux, il est évident qu’en septembre, la fleur est immature, les boutons sont trop jeunes, pas assez développés et les températures pas assez froides, – un petit coup de gel est généralement nécessaire -, pour obtenir la couleur rouge, brune, rose ou orangée. A Kalmthout, depuis environ dix ans, la moitié de la collection fleurit dès la fin août. Cela devient presque la normale. Généralement, début janvier, 45 % des arbustes sont en fleurs et fin janvier, 100%.

Bouquet d’hellébores au jardin et à la maison

Garder en vase des fleurs d’hellébores, – en boutons ou en graines -, est plutôt délicat. Souvent après 2 jours, les tiges molles se plient et la fleur pend lamentablement à l’extérieur du vase.

Une astuce est imparable. Lorsque vous coupez les tiges, veillez d’abord à bien le faire en biseau. Ensuite, mettez-les pendant toute une nuit, dans un vase rempli d’eau jusqu’au cou, au début de la corolle. Puis, disposez-les comme bon vous semble. Les tiges tiendront dans un vase, pendant une semaine, sans sourciller. Une autre option est de fendiller la tige délicatement avec un couteau bien affûté pour y réaliser des fentes ; elles aideront la fleur à mieux absorber l’eau.

Une autre jolie manière de garder les hellébores à l’intérieur est de couper les fleurs avec un début de tige et de les laisser flotter dans une coupelle remplie d’eau. L’effet est garanti pour 2,3 jours.

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