


Une histoire de pots
Dans le jargon des jardiniers, un pot, – dans l’idée d’un pot de fleurs -, connait plusieurs variantes, potée, godet ou jardinière mais aussi conteneur ou container en anglais, soit un contenant ou un récipient. Il s’agit plus précisément d’un pot, généralement en plastique noir, brun ou gris, parfois en tourbe, plus vraiment en terre cuite, dont la taille est exprimée en volume (litres).



Parfois, le contenant est assez curieux ou original …


Cela dit, cultiver une plante en conteneur permet de la planter à n’importe quelle saison. Pratique mais parfois compliqué quand les racines des plantes s’entremêlent pour former des chignons. C’est ce que l’on appelle un chignon racinaire. En fait, cela arrive souvent quand les plantes sont trop à l’étroit ou quand elles restent trop longtemps dans leur contenant. Elles s’enroulent en boule plutôt que de progresser tant en largeur qu’en profondeur. Grave ? Pas trop pour les vivaces mais plus pour les arbres et arbustes en manque d’oxygène. Lors de la plantation au jardin, les racines vont continuer à tourner en rond dans le trou pour former une masse compacte, plutôt que de s’étendre et émettre de nouvelles racines nécessaires à un bon ancrage. Cette plante risque aussi d’être moins résistante à la sécheresse.
Que faire ? Avant l’achat, vérifier l’état des racines en sortant la plante du pot mais si c’est trop tard, démêler le chignon et étaler délicatement les racines dans le trou ou, lorsque le chignon est vraiment très compact, les taillader à l’aide d’un sécateur pour leur permettre de se ramifier rapidement. Cela dit, lorsqu’un arbuste peine à pousser dans le jardin, il ne faut pas hésiter à le déterrer pour examiner ses racines. Souvent, le constat est là : le souci vient d’un chignon.


Une autre solution est d’attendre l’automne pour acheter les plantes à racines nues ou plutôt, jeter son dévolu sur des plantes cultivées en « air-pot® ». Ce type de contenant breveté est novateur et révolutionnaire. Grillagé dans le fond, ce pot recyclé présente des petites excroissances trouées sur les côtés comme des petites cheminées en contact direct avec l’air. Les racines aérées ne s’allongent plus, ne forment plus de chignon mais se développent idéalement en restant plus courtes et plus denses. L’aération est parfaite ainsi que le drainage. J’ai découvert ce contenant pratique et ingénieux il y a quelques temps, dans le stand de l’excellente Pépinière française Remarcq’Arbres, tout-à-fait convaincue de ses bienfaits.

Air-pot®: https://air-pot.com
Remarcq’Arbres : https://www.facebook.com
Comment s’appelle-t-il ? Du côté de la taxonomie …

La taxonomie, dite aussi taxinomie, est la science des lois et principes de la classification des organismes vivants. En d’autres mots, une méthode de classification des informations ou une manière de nommer, classer et protéger la vie sur terre. Pour les plantes et les jardiniers, c’est le fondement de la recherche et de la défense de la biodiversité.
Ce 23 mai dernier, était célébré dans toute l’Europe, la journée de la taxonomie, Taxonomy Recognition Day, dont le cri de ralliement était « Name it to Save it » ou « le nommer pour le protéger ». Il était naturel pour le Jardin botanique de Meise d’y participer. Savez-vous que chaque année, il nomme et décrit une soixantaine d’organismes inconnus au bataillon, des plantes, champignons, algues … Le but étant notamment de protéger les espèces en voie de disparition en les nommant pour les sauver. A Meise, la collection vivante de 20.000 espèces végétales et l’herbier de plus de 4 millions de spécimens séchés et la banque de graines contribuent activement à la conservation de la biodiversité. En 2024, les scientifiques ont décrit et nommé 65 espèces nouvelles, une nouvelle famille et cinq nouveaux genres. Notamment Cyperus kilelai, un petit carex, poussant en bordure d’une source thermale en République démocratique du Congo et menacé par des projets de géothermie. Décrit récemment, au Jardin botanique de Meise, il est devenu , l’espèce phare de l’année 2025.

Si vous avez l’envie de contribuer à rendre la taxonomie visible, rejoignez sans attendre le mouvement #NameltToSavelt en partageant vos photos sur les réseaux sociaux.
P.S. Pour la petite histoire, sachez que le Jardin botanique de Meise a 2 étoiles au Guide vert de Michelin. Oui, il vaut vraiment le détour !
L’agenda Au fil des saisons

- A la découverte d’une toiture maraîchère au Delhaize de Boondael à Bruxelles : les 30/07 ; 6,13,20 et 27 août à 14h. Cela fait 7 ans déjà que Delhaize en partenariat avec Vestaculture célèbre ce projet innovant d’urban farm de 360m² où 35 variétés de légumes, 4 de petits fruits et 15 d’aromatiques sont cultivées pour être vendues en bas, dans les rayons du magasin.

- Tout autre chose. Sachez que le nouvel arboretum de Marche, – qui fait partie de la Fondation Arboretum Wespelaar -, est ouvert au grand public un dimanche par mois entre avril et novembre. Dimanche 17 août, il ouvre ses portes de 10 à 17h. Un parcours permet de ne pas rater les plantes d’exception du moment. Visite guidée possible sur réservation. www.arboretumdemarche.be

Pour en savoir plus, rendez-vous : www.fwhnet.be/au-fil-des-saisons
