News février 2026

Cyclamen coum

Cyclamen coum, le cyclamen de l’île de Cos, est en fleurs depuis le début de l’année, quelques temps après le cyclamen de Naples, Cyclamen hederifolium, appelé aussi cyclamen d’automne. A ne pas confondre avec le cyclamen de fleuriste aux fleurs deux fois plus grosses, qui, lui, n’est pas rustique. A petites fleurs roses, rouges, lilas ou blanches, il enchante les jardinières et forme des tapis spontanés. Et quand, au gré de leur fantaisie gourmande, les fourmis s’en mêlent et dispersent les graines tout autour, cela peut aller très vite.  En dessous d’une viorne printanière, comme la Viburnum bodnantense, dans un sol riche en humus, à mi-ombre, les petits cyclamens sont craquants. Leurs feuilles rondes sont marbrées d’argenté et sont violacées en-dessous. Un moment de pure grâce au jardin.

Cela dit, en cette saison on les trouve en pots dans les jardineries. En effet, le tubercule, – un disque à la forme ronde et aplatie – est mis en place en été, pendant la saison de repos, lorsque les feuilles ont disparu. Attention de bien le planter du bon côté, la face creuse vers le haut et donc la face bombée vers le bas.

La plupart des photos de Cyclamen coum sont prises dans la pépinière de Thierry et Sandrine Delabroye que je tiens à remercier vivement.

Festival Hellébores chez Sandrine et Thierry Delabroye

Inutile de vous faire les présentations ! Soit, vous les avez déjà rencontrés à la fête des plantes d’Aywiers ou de Celles, soit vous avez déjà lu la littérature à leur sujet, notamment les nombreux articles dédiés à leur incroyable collection d’hellébores, des hybrides issus principalement de l’espèce Heleborus orientalis.

Thierry est littéralement tombé dans la marmite « Hellébore », il y a déjà de nombreuses années, à une époque où seuls quelques cercles restreints les connaissaient. Différentes rencontres avec des jardiniers passionnés, Elizabeth Strangman de la pépinière Washfield, Didier Willery ou la Princesse Greta Sturdza pour ne citer qu’eux, ont été déterminantes. Pour lui, le départ d’un travail de sélection minutieux, d’hybridation à la main et de culture patiente et rigoureuse dans sa pépinière du nord de la France. D’une curiosité infinie, à la recherche de nouvelles formes et couleurs, de plantes plus résistantes, de fleurs plus dressées, il les affectionne tellement qu’il a pris la liberté de les féminiser : « Une hellébore me semble tellement plus douce à l’oreille, plus juste au cœur ». On peut se permettre de penser que le petit Robert ne lui tiendra pas rigueur et lui pardonnera cette audace.

Vous voulez en savoir plus ? Alors, n’hésitez pas à vous plonger dans son site web et plus précisément dans son article exceptionnel sur le sujet : « A la rencontre des hellébores : naissance d’une passion ». Vous saurez tout sur l’évolution de la plante au fil des siècles, sur leurs conditions de culture, les éventuels ravageurs et maladies mais aussi sur les espèces botaniques et sur les hybrides d’Helleborus orientalis. Sans oublier les détails de son méticuleux travail d’hybridation, du semis et de la culture avant la vente … le tout agrémenté de belles photos suggestives. Oui, c’est clair, Thierry est généreux; il partage son expérience, ses trucs et astuces et même les titres de ses livres fétiches.

Bref, vous l’avez compris, vous saurez tout, tout, tout … et pour découvrir in situ ces merveilleuses floraisons qui ont l’art d’égayer l’hiver, allez aux portes ouvertes de la pépinière. Différentes dates sont proposées pour les admirer selon le rythme naturel des floraisons.

  • Vendredi 6 et samedi 7 février de 10 à 17h30
  • Dimanche 8 de 14h30 à 17h 30
  • Vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15, samedi 21, samedi 28 février de 14 à 17h30

www.les-vivaces-de-sandrine-et-thierry.fr

Survivor Tree

Lors des visites des serres royales de Laeken, ouvertes exceptionnellement chaque année au début du mois de mai, il est agréable de suivre une promenade fléchée, dans une partie du magnifique parc à l’anglaise. L’occasion d’admirer les serres avec un peu de recul, de croiser des arbres majestueux et de s’approcher de la célèbre tour japonaise. A sa hauteur, après avoir remarqué deux Paulownia tomentosa recépés chaque année pour la beauté de leurs feuilles XXL, trône un poirier de Chine, Pyrus calleryana, un arbre à la floraison printanière précoce suivie de petits fruits et d’un feuillage magnifiquement coloré à l’automne. Son étiquette nous interpelle ; ce n’est pas un classique P.c. ‘Chanticleer’ mais un Pyrus calleryana ‘Survivor Tree’. Cadeau du maire de New York au roi Philippe, il est issu d’un semis de l’arbre survivant des attentats terroristes du 11 septembre 2001 au World Trade Center. Découvert à Ground Zero dans les décombres des tours jumelles, ses racines étaient arrachées et ses branches abîmées et brûlées. Dégagé avec précaution, il est sauvé, soigné, – de nouvelles branches ayant repoussé sur les souches noueuses – et replanté en 2010 au beau milieu du mémorial du 11 septembre. Aujourd’hui, invincible miraculé, il fleurit à chaque printemps.

Comme à Hiroshima, où certains arbres ont résisté à la bombe atomique, il est un symbole vivant de résilience et un message universel d’espoir. Pour poursuivre la lecture concernant les arbres d’Hiroshima :

Agenda Au fil des saisons

En février, la nature se réveille avec les premiers bulbes et les jardiniers établissent le planning de la saison. A l’agenda, j’ai pointé deux évènements :

  • Chez Nature & Progrès : un cycle de 5 journées sur le thème « échangeons et jardinons nos idées » ou comment perfectionner, partager et découvrir les trucs et astuces inhérents au jardinage : différents samedis de février à septembre à 5100 Jambes www.natpro.be
  • Roseraie du Roeulx : atelier de taille des rosiers le 18 février à 9h30 ou à 14h30 et le 21 février à 9h30. Sur réservation. www.rosesleroeulx.be

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l’agenda : www.fwhnet.be/au-fil-des-saisons

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