
Bouquet d’hellébores en vase… une astuce
Garder en vase des fleurs d’hellébores, – en boutons ou en graines -, est plutôt délicat. Souvent après 2 jours, les tiges molles se plient et la fleur pend lamentablement à l’extérieur du vase.
Une astuce est imparable. Lorsque vous coupez les tiges, veillez d’abord à bien le faire en biseau. Ensuite, mettez-les pendant toute une nuit, dans un vase rempli d’eau jusqu’au cou, au début de la corolle. Puis, disposez-les comme bon vous semble. Les tiges tiendront dans un vase, pendant une semaine, sans sourciller. Une autre option est de fendiller la tige délicatement avec un couteau bien affûté pour y réaliser des fentes ; elles aideront la fleur à mieux absorber l’eau.

Une autre jolie manière de garder les hellébores à l’intérieur est de couper les fleurs avec un début de tige et de les laisser flotter dans une coupelle remplie d’eau. L’effet est garanti pour 2,3 jours.
News de février 2024

Thalictrum petaloideum ‘Ghent Ebony’
Aux Journées des plantes de Chantilly au printemps 2024, les Belges étaient décidément incontournables ! Qu’ils soient représentés parmi les pépiniéristes et autres découvreurs de plantes ou présents dans le jury comme Abraham Rammeloo, président du Jury et Conservateur de l’Arboretum Kalmthout, Christophe Crock Jardinier en chef de l’Arboretum Wespelaar ou Guillaume Mamdy, Jardinier botaniste au Jardin Botanique de Meise ; ils comptent dans le paysage horticole outre-Quiévrain.
A l’honneur, les thalictrum, des plantes vivaces rustiques et faciles devenues indispensables dans les compositions actuelles plus libres, plus légères voire échevelées. Thalictrum petaloideum ‘Ghent Ebony’ est d’origine asiatique mais nous parle de notre pays. De la famille des Renonculacées, elle a été dénichée par le botaniste belge Marc Libert dans un semis de T. petaloidum. Marc Libert collaborateur au Jardin botanique de Gand s’est fait connaître auprès du grand public notamment pour l’exceptionnelle collection de glycines installée dans le Wisterium de l’ancien potager clos de murs du château de Beerlegem près de Gand.

Très facile à cultiver, en sol riche plutôt frais au printemps, idéalement à mi-ombre, elle supporte même les grands froids. Ses feuilles qui rappellent celles des ancolies, évoluent au printemps du bronze au vert tendre et forment assez rapidement une touffe buissonnante qui atteindra environ 1 m de hauteur. La floraison en ombelles blanches est très vaporeuse.
A admirer dans l’assortiment merveilleux de la Pépinière de Thierry et Sandrine Delabroye : www.les-vivaces-de-sandrine-et-thierry.fr et www.journeesdesplantesdechantilly.fr
News de juillet 2024

Stokesia laevis, une vivace méconnue
Primée à la fête des plantes d’automne 2021 de St-Jean-de-Beauregard, cette plante originaire de Chine est peu connue des jardiniers. Et pourtant, cette vivace rustique au feuillage persistant offre au soleil une floraison généralement bleue, mais parfois aussi rose ou blanche. Elle se renouvelle au fil des semaines de juillet à septembre voire parfois jusqu’à mi-octobre. Avec son look de bleuet ou d’aster, – c’est une astéracée -, les fleurs impressionnent par leur grandeur, environ 10 cm de diamètre.
Ni la sécheresse, ni la chaleur ne lui font peur. En revanche le sol plutôt acide, doit être vraiment léger et drainant avec une tolérance zéro pour l’humidité hivernale. Stokesia laevis ‘Mega Mels’, nouvelle variété bleu lavande, est présentée par Pierre Lavalée de la pépinière Botanique du Beau Pays dans le nord de la France. Son jardin labellisé « Jardin remarquable » est merveilleux. Une petite virée jusque-là vaut vraiment la peine. www.jardindubeaupays.fr et www.chateaudesaintjeandebeauregard.com
News de décembre 2021

Glycyrrhiza yunnanensis
Ce n’est pas la première fois que nous nous arrêtons à cette plante un rien sauvage. A l’automne 2024, à notre stand « Coups de cœur des exposants » à la fête des jardins d’Aywiers, elle était vraiment spectaculaire. Surtout pour tous ceux qui aiment les bouquets. En effet, ses curieux fruits épineux, verts au départ, puis rouges pour devenir bruns attirent les regards. Glycyrrhiza est son nom botanique mais on l’appelle communément la réglisse du Yunnan. De la famille des Fabacées, cette plante vivace a un port buissonnant d’environ 1m de haut. Sa floraison mauve lilas ressemble à celle d’un gros trèfle ; elle apparait l’été au-dessus d’un feuillage découpé. Résistante et rustique, elle apprécie les sols ensoleillés, frais et drainés. Ses racines sont, parait-il, fréquemment utilisées en médecine chinoise.
Pépinière Sandrine et Thierry Delabroye : www.les-vivaces-de-sandrine-et-thierry.fr et www.aywiers.be
News de novembre 2024

Rheum palmatum ‘Jean-Louis Dantec’, une plante graphique
A la Fête des Plantes du Printemps d’avril 2024 de Saint-Jean-de-Beauregard, plusieurs plantes ont été récompensées par des prix et trophées. Notamment Rheum palmatum ‘Jean-Louis Dantec’. Impossible de passer à côté de cette monumentale rhubarbe décorative. D’abord, parce qu’elle honore le travail de Jean-Louis Dantec dans son fabuleux jardin de Varengeville-sur-Mer en Normandie, l’étang de Launay, (voir mon article qui lui est consacré au chapitre « Visites » en France), mais aussi, parce qu’elle est la création des frères pépiniéristes, Jean-Loup et Nicolas Hennebelle, qui offrent toujours une très belle sélection. Ce rheum, à l’allure exotique, se dresse jusqu’à 2m de haut. Supportant aisément les -20°, il pousse dans un sol frais et riche, au soleil ou à mi- ombre. Son feuillage pourpre au printemps est profondément découpé et rehaussé d’immenses hampes florales roses. Oui, vraiment, ce nouveau cultivar revisite ce genre plutôt sculptural. www.hennebelle.com et www.chateaudesaintjeandebeauregard.com
News de juin 2024

Osmunda regalis ‘Purprescens’
Au rayon des fougères, il y en a une qui est vraiment royale : l’osmonde, Osmunda regalis, une fougère imposante, caduque ; la plus grande que l’on puisse trouver sous nos climats. Espèce protégée, elle peut atteindre 1,50 m de hauteur et réclame de l’espace pour sa croissance plutôt lente.
O. r. ‘Purprescens’ remarquée aux Journées des plantes de Chantilly au printemps 2024 présente des jeunes crosses pourprées qui verdissent en s’élevant, prennent de superbes couleurs automnales dorées avant de se décolorer et disparaître. S’il y a de la place à mi-ombre, dans les zones humides et les fonds de massifs du jardin, elle apportera un peu de lumière. Pour la réussir, il ne faut pas oublier de la rabattre au démarrage de la végétation. Elle était proposée par Meers Vaste Plantenkwekerij : www.meersvpk.be et www.journeesdesplantesdechantilly.fr
News de juillet 2024

Miscanthus nepalensis
On ne le voit pas souvent dans les jardins car il a la réputation d’être un peu frileux, même s’il supporte -15°C. Il est à notre avis, un des plus beaux de la famille. L’inflorescence carrément dorée l’été devient blanc pur en fin de saison. Elle est extrêmement décorative lorsqu’elle se balance délicatement dans le vent, même pendant la morne saison. A la base, la touffe est serrée, plutôt petite pour un Miscanthus et les feuilles vertes souples, retombent comme une fontaine. Originaire de l’Himalaya, nous l’avions admiré parmi les nombreuses graminées du merveilleux Jardin Plume en Normandie ; depuis, il ne nous a jamais quittés.
A noter aussi Miscanthus ‘Memory’, un croisement entre Miscanthus sinensis et M. sacchariflorus à la magnifique floraison argentée, gaie et lumineuse. Il s’agit d’une obtention allemande récente nommée en l’honneur d’Ernst Pagels, pépiniériste réputé qui, à la suite de Karl Foerster et Georg Arends, a sélectionné des plantes vivaces et graminées incontournables, notamment des variétés de Miscanthus qui ont fait leurs preuves dans le monde entier.

Ces graminées étaient présentées à notre stand Coups de cœur des exposants, à la fête d’automne 2024 des jardins d’Aywiers. Elles étaient proposées à la Pépinière L’autre jardin : www.pepinierelautrejardin.fr et www.aywiers.be
News de novembre 2024

Berce du Caucase ? Attention, toxique !
La berce du Caucase, Heracleum mantegazzianum, est une magnifique ombellifère qui, géante, atteint facilement 1,50m à 3m de haut. Sa tige creuse est vigoureuse et ridée et ses énormes feuilles très découpées mesurent de 50 cm à 1m de diamètre. L’été, ses fleurs blanches en ombelles ont un diamètre qui varie de 20 à 50 cm. Elles attirent une foultitude d’insectes. Pas toujours facile à reconnaître, on la distingue de la berce commune, Heracleum sphondylium, qui présente des ombelles beaucoup plus petites d’environ 15 cm de diamètre.
Naturalisée dans presque toute l’Europe, elle colonise les milieux sauvages, prés humides, lisères de bois, fossés et terrains vagues. Tout en elle est toxique. Restez prudent et avertissez les enfants, il ne faut ni la toucher ni la tailler. Sa sève est à l’origine d’importantes brûlures ou de sérieuses allergies activées par la lumière solaire. Les lésions ont l’aspect d’une brûlure, la peau étant gonflée et rouge avant l’apparition de vilaines cloques. En cas de contact, rincez immédiatement à l’eau froide et évitez le soleil pendant quelques jours. Si vous devez impérativement éliminer cette plante de votre jardin, couvrez-vous pour éviter tout contact avec la peau.

News d’août 21

La renouée du japon, Reynoutria japonica, stop à l’invasive
Balsamine de l’Himalaya, berce du Caucase, renouée du Japon … elles viennent de loin et elles font peur. Les uns les traquent, les autres les maudissent et tous veulent s’en défaire. A Anvers, un projet pilote est en cours depuis 2 ans : électrocuter les 10 ha colonisés par la renouée à la croissance rapide, de 2 à 4 m pendant une saison. De la famille des Polygonacées, on la reconnait dans les zones humides, le long des routes et dans les jardins, en massifs très denses, à ses fleurs blanc-crème en grappes et à ses tiges ressemblant à celles d’un bambou. Si elle n’est pas toxique comme la berce, avec ses rhizomes profonds, elle est implacable vis-à-vis de ses voisines. Aucune concurrence n’est possible. Elle apparait fin mars et des grosses tiges rouges, creuses, en zigzag s’élèvent lentement.
A Anvers, on tente de les détruire en envoyant dans le sol des doses électriques de 4000 volts via un générateur placé sur un tracteur au bras articulé implacable. Le but est de cibler et attaquer les racines tout en évitant les repousses et tout en préservant les plantes compagnes alentour. Les traitements vont bon train, les résultats sont attendus.
Dans la vallée de la Vesdre, après les inondations de juillet 2021, les renouées sont omniprésentes, dans les moindres recoins. Depuis, à la mi-août, commençaient les séances d’arrachage pour les épuiser. Ailleurs, soit des bâches sont posées pour les étouffer, soit des moutons ou des chèvres sont invités à les déguster. Chez un voisin, on a trouvé une solution. Sur la parcelle annexée envahie de renouées, on a semé du gazon et installé une tortue-robot qui, inlassablement, les a coupées dès qu’elles montraient le bout de leur nez. Après quelques années, elles ont disparu.
Dans un autre registre, depuis quelques temps, les liserons sont spécialement à la fête. Ils apparaissent là où on ne les a jamais vu. Les couper au ras du sol, les tremper dans du vinaigre, dans du gel hydroalcoolique ? A chacun sa recette… et surtout une grosse dose d’optimisme !
News de septembre 2023

Arum titan, médaille d’or au jardin botanique de Meise
Le 13 août 2024, un nouveau record du monde était battu à Meise par le plus grand arum titan en fleurs jamais enregistré aux quatre coins de la planète. Retenez votre souffle : un tubercule de 112 kg pour une hauteur de 3,21m… phénoménal, un monstre, de quoi faire entrer le jardin botanique dans le Guiness des records et dépasser le précédent record de 3,06m en 2010.
Originaire des forêts tropicales humides, la floraison d’un arum titan, appelé aussi phallus de titan, est brève, de 48 à 72 heures. Son parfum nauséabond voire pestilentiel, un mélange de cadavre en décomposition pour les uns ou de poisson pourri pour les autres, attire les mouches pollinisatrices et ne décourage pas la foule de curieux. Il est vrai que c’est une rareté qui dépend de conditions particulières de température, humidité, d’éléments nutritifs et de l’expérience de jardiniers spécialisés. Celui-ci a été semé en 2005 au Jardin botanique de Gand et introduit en 2014 à Meise, qui les cultive et les entretient avec brio. Depuis une première floraison en 2008, les jardiniers ont déjà assuré 20 floraisons, offert 40 plantes à 11 jardins botaniques européens et chouchoutent aujourd’hui au sein de leurs collections, 5 spécimens adultes en excellente santé.
Chapeau bas au jardin botanique, qui dans son nouvel espace, l’Arche Verte, développe de précieux programmes de recherche et de sauvegarde des espèces menacées d’extinction dans leur milieu d’origine. Un acteur incontournable à la réputation internationale.
News de septembre 2024

Les plantes carnivores
Sarracenias, Dionaea muscipula, Drosera, Nepenthes, Darlingtonia californica, Cephalotus follicularis … cela vous dit quelque chose ? Des plantes carnivores, méconnues, les protégées de Philippe Depiets, intarissable lorsqu’il prodigue conseils, trucs et astuces pour les introduire chez soi. Vous avez dit « carnivore » ? En effet, elle est curieusement capable d’attirer, capturer et digérer des proies animales, généralement des insectes mais parfois aussi des vers ou même des …limaces … Comment ? Grâce aux poils gluants, à une mâchoire agressive ou à un réceptacle qui font office de piège. A découvrir chez ce passionné qui propose des plantes carnivores rustiques et vivaces, qu’il a soigneusement sélectionnées et qu’il sème à partir de graines issues de pieds-mères cultivés pour leur vigueur et leur robustesse. Elles étaient à l’honneur cet automne, à la fête des plantes de La Feuillerie à Celles.
Les plantes Depiets : www.lesplantescarnivores.com et www.lafeuillerie.be
News d’octobre 2024

A propos des bisannuelles et de la rose trémière en particulier
Un lecteur m’avait posé une intéressante question concernant les roses trémières :
« Nous sommes allés en septembre en Arménie où j’ai récolté des graines de roses trémières sur la place publique. Après les avoir semées en poquet & ensuite transplantées, à mon grand étonnement, elles fleurissent depuis le mois de juillet. Je pensais que ces roses étaient bisannuelles ? »
Pour lui donner une réponse circonstanciée, j’avais contacté Lieve Adriaensens de la Pépinière Silène, spécialisée dans les annuelles et bisannuelles (voir dans la Newsletter de mars 2025, mon hommage à Lieve qui malheureusement vient de nous quitter). Elle avait répondu :
« C’est vrai que les roses trémières sont des bisannuelles, mais la floraison dépend tout-à-fait de la période de semis, et aussi du climat…Normalement je les sème en juillet, parce qu’elles ont trop vite des maladies (rouille, etc.…) en les semant trop tôt. Je pense que dans leur pays d’origine, elles sont vivaces, ou bien elles se ressèment tout le temps.

Cet été, j’ai remarqué qu’elles continuent toujours à fleurir, même les plantes qui se sont ressemées assez tard (août, septembre), mais c’était bien un été bizarre, n’est-ce-pas ? Les autres plantes bisannuelles (les vraies…) doivent être semées en juin, ce qui fait qu’il n’y a pour finir pas beaucoup d’amateurs qui sèment les bisannuelles ; en revanche, d’autres doivent déjà être semées en mai comme les Cheiranthus, les vraies giroflées, sinon elles ne fleurissent pas l’année suivante. »
News janvier 21

Ficoïde glaciale, L’essayer c’est l’adopter
Un jour, je l’ai goûtée dans un restaurant. Le croquant ou plutôt le juteux un rien iodé dans la bouche, mêlé à une saveur rafraichissante, on ne l’oublie pas. En cherchant un peu, j’ai trouvé : Mesembryanthemum crystallinum ou ficoïde glaciale pour faire plus… simple. Drôle de nom pour une plante annuelle inconnue au bataillon des légumes traditionnels. Pendant des années, j’ai cherché à trouver des semences. En vain. Méconnue, rare ou difficile à cultiver, la ficoïde ? Au fil du temps, j’apprends que la semence est minuscule et qu’elle doit être très fraiche pour réussir la levée du semis. Un jour, j’ai essayé un premier sachet. Depuis lors, je ne peux plus m’en passer.
Appelée parfois pourpier glacial ou herbe à la glace, ses feuilles vert tendre, épaisses, ondulées cristallines voire givrées donnent l’impression d’être recouvertes de microgouttelettes d’eau, – des petites vésicules contenant de l’eau -, lui permettant de pousser et vivre en toutes conditions, même sous la canicule. Une vraie qualité à l’époque actuelle.
Légume-feuille originaire d’Afrique du Sud, de la famille des Aizoacées, une famille de plantes résistantes à la sécheresse, elle est cultivée chez nous comme annuelle. Cela dit, je l’ai déjà gardée en mai dans tout type de sol, au soleil ou à mi-ombre, lorsque les risques de gelées sont passées. Couvre-sol, ses tiges charnues et ramifiées rampent en tous sens, jusqu’à recouvrir 50 cm. Elle pousse également sans souci dans un pot. A la fin de l’été des fleurs blanches apparaissent puis des petits fruits. En cuisine, elle est ajoutée crue dans les salades, un must, ou cuite légèrement comme l’épinard.
Bon à savoir, elle se trouve en principe dans l’assortiment de l’excellente pépinière Semailles, www.semaille.com mais actuellement elle paraît en rupture de stock.
News de juin 22
