





L’histoire du Val Rahmeh, « la vallée de la tranquillité », est indissociable de celle de la Riviera française de la fin du XIXème siècle. Menton, petit port situé entre le cap Mortola et le cap Martin, bien abrité au nord par les Alpes maritimes, réputé pour ses citrons, ses mimosas et sa végétation tropicale ou subtropicale en est le centre. Son climat exceptionnellement clément, chaud et humide, a toujours attiré ceux qui, en hiver, recherchent un peu de douceur, de chaleur et de lumière. Quelques passionnés de jardins et de plantes, la plupart d’origine anglaise, sont de ceux-là. Inspirés des frères Hanbury au jardin de La Mortola, de l’autre côté de la frontière, Lawrence Johnston propriétaire d’Hidcote Manor dans les Cotswolds s’installe à la Serre de la Madone et Sir Percy Radcliffe ancien gouverneur de l’Ile de Malte et son épouse Rahmeh au Val Rahmeh, sur les hauteurs.


Si l’histoire du lieu débute en 1875 avec la création de la propriété et d’un premier jardin, les époux Radcliffe, amis de Ferdinand Bac, auteur du parc des Colombières tout proche, Transforment l’ensemble en un jardin paysager à l’anglaise et l’enrichissent d’espèces exotiques. Différents propriétaires leur succèdent, dont Miss May Campbell, férue de botanique et appelée la dame aux daturas. Avec un grand sens de la composition et le désir de créer une jungle mystérieuse, elle a laissé son empreinte jusqu’en 1966, lorsque le domaine est vendu à l’Etat qui en confie la gestion au Muséum national d’histoire naturelle.











Aujourd’hui, Val Rahmeh n’a rien perdu de son charme. Un havre de paix d’1,5 ha où règnent le calme et la sérénité le long d’allées ombragées ou au bord des fontaines et bassins. Divisé en zones géographiques précises, choisies en fonction de la nature du sol et des conditions climatiques spécifiques à chaque endroit, il réserve des surprises. D’une part, les espèces de climat méditerranéen, d’autre part, celles de milieu tropical sec, agave et cactus ou de milieu tropical humide, bambous, fougères arborescentes, sans oublier les plantes aquatiques, lotus et nénuphars géants, les Victoria amazonica …






Aujourd’hui, ce jardin conservatoire d’acclimatation labellisé éco-jardin, abrite une collection exceptionnelle de 1800 espèces. Notamment des palmiers, bambous, agrumes, des plantes médicinales ou alimentaires tropicales, avocatier, bananier, papayer… A vocation scientifique, certaines espèces en danger, menacées voire éteintes dans leur habitat naturel sont protégées. Par exemple, ce Sophora toromiro, un arbuste originaire de l’île de Pâques, qui a disparu à l’état sauvage.
Au Val Rahmeh, un voyage autour du monde



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